Mai newsletter 2026

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29 May 2026

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Infos, récits et éclairages

29 mai 2026

Earth Action Newsletter

EA accueille Simone Pedrazzini en tant que CEO

EA grandit avec intention. Après avoir consolidé la science, renforcé nos fondations internes et développé notre portée commerciale, nous sommes fiers d’accueillir Simone Pedrazzini en tant que CEO. Simone apporte plus de quinze ans d’expérience en conseil en développement durable, dont la création de Quantis Italie et la direction de Quantis Suisse.

Il rejoint une équipe convaincue que rigueur scientifique et impact réel sont le socle, et qu’aider les organisations à rester solides face aux disruptions, c’est ce qui donne à cet impact toute sa portée. En ses propres mots : “L’objectif n’est pas une entreprise stable — stable devient trop facilement figé. L’objectif, c’est une entreprise résiliente.” Rencontrez Simone.

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Les règlementations sur les microfibres sont là. Votre marque est-elle prête ?

La réglementation sur les microfibres n’est plus une perspective à venir. Le système de notation par défaut de l’ADEME en France entre en vigueur dès octobre, l’application des règles européennes sur les allégations environnementales commence en septembre, et les nouvelles structures de frais REP (Responsabilité Élargie du Producteur) arriveront dès 2027. Dans cet article, nous analysons ce qui est déjà en vigueur, ce qui arrive prochainement, et pourquoi l’argument du rPET, qui a longtemps servi de raccourci en matière de durabilité, devient aujourd’hui un risque juridique.

Lisez l’article complet ici, et écrivez-nous si vous souhaitez recevoir le rapport détaillé de veille réglementaire que nous avons préparé pour les marques qui travaillent actuellement sur ces enjeux en interne.

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Comment prendre des décisions d’emballage en toute confiance lorsqu’on ne voit pas clairement ce qui se passe après utilisation ?

Dans un nouvel article publié dans Packaging Europe, le Packaging Data Hub prolonge une discussion tenue lors du forum Sustainable Packaging d’Innovation Forum, au cours duquel notre session a exploré pourquoi de meilleures données sur la fin de vie sont essentielles pour des stratégies d’emballage circulaire et pour le reporting.

Cet article va plus loin dans cette réflexion, en montrant comment le manque de données sur les emballages influence concrètement les décisions : de la préparation des portefeuilles d’emballages en vue de la conformité réglementaire en Europe, jusqu’à la décision de soutenir ou non des projets de développement d’infrastructures de gestion des déchets.

Il s’appuie sur les témoignages partagés lors du forum par Lucie Charbonnel, Directrice Développement Durable chez Amcor, qui pilote l’agenda circularité et décarbonation pour les emballages souples en Europe, et Marco Volpi, Responsable Mondial des Données d’Emballage chez Nestlé, en charge du reporting sur la durabilité des emballages.

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Earth Action est officiellement conseiller feuilles de route Zéro Net

La décarbonation de votre entreprise peut être financée par la Confédération – à condition d’avoir la bonne feuille de route.

Nous sommes enregistrés comme conseillers feuilles de route zéro net auprès d’ITINERO, le programme fédéral de l’OFEV et de l’OFEN ancré dans la Loi sur le Climat et l’Innovation.

Qu’est-ce qu’une feuille de route Net Zéro ? C’est un plan structuré qui permet à une entreprise, ou à toute une branche, d’anticiper sa décarbonation jusqu’en 2050 :

  • Bilan GES (scopes 1 & 2, et idéalement scope 3)  

  • Analyse des solutions techniques de réduction disponibles  

  • Trajectoire avec jalons en 2030 et 2040  

  • Plan de mesures concret, avec délais réalistes

Pourquoi est-ce stratégique maintenant ? Parce que la feuille de route est la clé d’accès aux subventions fédérales ITINERO pour financer des projets innovants de décarbonation — des premiers projets ont déjà été financés en 2025.

Bien faite, elle n’est pas qu’un exercice de reporting : c’est un levier concret pour mobiliser des fonds publics sur vos investissements de transition.

Vous êtes une entreprise industrielle, une association de branche ou une PME cherchant à structurer votre trajectoire climatique ? Contactez-nous pour en parler.

Peut-on encore communiquer sur son impact environnemental?

Retour sur l’événement B Together du 7 mai 2026, organisé par id est avocats et le réseau B Corp à Lausanne.

Face au risque juridique croissant, beaucoup d’entreprises choisissent le silence. Le message de l’événement était inverse : communiquer moins mais mieux, avec des bases documentées.

Ce que la réglementation exige :

En Suisse, la LCD révisée (2025) et le guide OFEV (mars 2026) imposent que toute allégation climatique soit objective, vérifiable et transparente. En Europe, la Directive ECGT 2024/825 (transposition au 27 sept. 2026) interdit les allégations génériques sans preuve, et place en liste noire les labels non accrédités par une autorité publique.

Un label comme B Corp atteste d’un engagement ESG global, mais ne constitue pas une preuve climatique autonome. Cette preuve doit venir de l’entreprise elle-même, appuyée sur une méthodologie reconnue.

Bilan carbone, ACV, empreinte plastique — quelle que soit l’analyse, EA Earth Action fournit ce que la loi exige : une preuve objective, rigoureuse et auditable. B Corp pose le cadre ; EA apporte la preuve. Une complémentarité qui permet de communiquer en confiance, sur le marché suisse comme européen.

Renforcer l’action multi-acteurs au Symposium santé-climat à Lausanne

Le changement climatique a un impact considérable sur la santé des populations. La mobilisation était donc forte pour cette journée organisée par Unisanté et La Source le 7 mai 2026. Une grande diversité d’acteurs, des services publics aux hôpitaux, cliniques et milieux universitaires, partageaient le même constat: l’urgence d’agir de manière coordonnée, dans l’adaptation comme dans l’atténuation.


Earth Action accompagne ce secteur depuis de nombreuses années. Le rôle que nous poursuivrons comme partenaire technique au service des démarches multi-acteurs a alimenté naturellement nos échanges: structuration des méthodes, appui à la mesure, identification des leviers d’action.

Il s’inscrit comme soutien à la mise en oeuvre d’une volonté politique de mieux protéger les personnes vulnérables, et de renforcer la coordination interinstitutionnelle pour transformer les intentions en actions. Les interventions ont confirmé qu’il faut des outils pragmatiques pour passer de la sensibilisation à l’exécution, et nous sommes très enthousiastes à l’idée de poursuivre cette dynamique.

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Rattrapez les derniers rapports et articles clés :

Le GHG Protocol repense en profondeur la comptabilité carbone des entreprises

Actions and Market Instruments Standard – GHG Protocol (consultation en cours jusqu’au 15 juin 2026)

Le GHG Protocol développe un standard pour encadrer tout ce que le bilan carbone des entreprises ne capture pas : achats de certificats bas-carbone (acier vert, SAF), crédits carbone, émissions évitées, investissements climatiques hors chaîne de valeur. L’objectif est de structurer ces impacts dans un rapport GES à quatre états distincts, pour plus de transparence et moins de double comptage.

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Des microplastiques en suspension dans l’air identifiés comme contributeurs au réchauffement climatique jusqu’ici ignorés

Atmospheric warming contributions from airborne microplastics and nanoplastics

À l’aide d’un modèle de transfert radiatif et de propriétés optiques dérivées expérimentalement, des chercheurs ont pour la première fois quantifié le forçage climatique direct des particules de microplastiques et nanoplastiques en suspension atmosphérique. Leur effet réchauffant est estimé à 16,2 % de celui du carbone suie à l’échelle mondiale, et peut le dépasser à l’échelle régionale, ce qui suggère que les modèles climatiques actuels sous-estiment le forçage lié aux plastiques.

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Les emballages plastiques alimentaires et de boissons identifiés comme le déchet côtier le plus répandu dans 112 pays

Food and beverage plastics dominate global shorelines: A harmonized rank-based assessment of usage types to guide interventions  

À partir de plus de 5 300 enquêtes de terrain dans 112 pays, des chercheurs ont établi que les plastiques alimentaires et de boissons figurent parmi les trois types de déchets les plus répandus sur les littoraux dans 93 % des pays étudiés. Les emballages alimentaires, bouchons et bouteilles arrivent en tête, pointant vers la conception des produits en amont et les politiques de réduction comme leviers d’action prioritaires.

L’Allemagne classée premier exportateur mondial de déchets plastiques en 2025, avec plus de 810 000 tonnes expédiées à l’étranger

Germany was largest exporter of plastic waste in 2025, sending 810,000 tonnes overseas

Une analyse des données commerciales menée par Watershed Investigations et le Basel Action Network révèle que l’Allemagne a dominé le classement mondial des exportateurs de déchets plastiques en 2025, devant le Royaume-Uni avec 675 000 tonnes. Une grande partie de ces déchets a été acheminée vers la Turquie, la Malaisie et l’Indonésie, soulevant des préoccupations quant à leur gestion environnementale dans les pays récepteurs.

Nos recherches dans Forbes : Julien Boucher cité sur les microplastiques migrant depuis les emballages alimentaires

Forbes s’est penché sur les preuves croissantes concernant la migration des microplastiques provenant des emballages alimentaires et de boissons et a interrogé Julien pour son expertise. Une étape importante qui permet à nos recherches d’être mises en lumière dans l’un des médias économiques les plus lus au monde.

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Julien Boucher tire la sonnette d’alarme : nos règles de sécurité alimentaire ne prennent pas en compte la manière dont les emballages se désagrègent physiquement dans ce que nous mangeons.

Dans cette tribune, Julien met en lumière un angle mort réglementaire dont personne ne parle : chaque année, 1 000 tonnes de micro- et nanoplastiques issus des emballages se retrouvent dans notre chaîne alimentaire — et les réglementations n’ont tout simplement jamais été conçues pour empêcher cela.

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Nouvel article dans Packaging Europe  

Le dernier article du Packaging Data Hub publié dans Packaging Europe examine comment le manque de données sur la fin de vie influence les décisions concrètes en matière d’emballage — de la conformité réglementaire en Europe aux investissements dans les infrastructures de gestion des déchets.

Avec une visibilité limitée sur les résultats en matière de collecte, de tri et de recyclage, la reconception des emballages peut se complexifier, les décisions d’investissement ralentir, et il devient plus difficile d’évaluer les résultats. S’appuyant sur les témoignages d’Amcor et de Nestlé partagés lors du forum Sustainable Packaging d’Innovation Forum, l’article plaide pour une meilleure visibilité des données comme fondement de stratégies d’emballage circulaire.


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Sur les radars

Au delà de nos propres travaux, nous suivons les évolutions politiques, analyses et points de vue qui façonnent l’agenda de la durabilité. Cette rubrique met en lumière des développements et perspectives externes que nous jugeons incontournables.

Le schéma dominant de ce mois est familier : l’ambition résiste, mais la pression vers l’affaiblissement aussi.

Au sein de l’UE, cette tension se manifeste sur deux fronts à la fois. Les normes ESRS révisées sont en consultation publique après que la Commission a proposé de réduire de plus de 60 % les points de données obligatoires. Le projet maintient l’approche de double matérialité — qui oblige les entreprises à rendre compte à la fois de leurs impacts financiers et de leurs impacts sur la société — écartant les appels à un alignement sur le cadre plus étroit de l’ISSB. Sur les PFAS, la consultation de l’ECHA sur un projet d’interdiction à l’échelle européenne dans le cadre de REACH s’est clôturée le 25 mai. Les deux comités scientifiques divergent : le Comité d’évaluation des risques se prononce pour une interdiction totale, le Comité d’analyse socio-économique pour des dérogations sectorielles au nom de la proportionnalité. Une proposition législative de la Commission n’est pas attendue avant 2027.

À l’échelle internationale, les signaux sont contrastés. Le traité mondial sur les plastiques a traversé trois sessions de négociation consécutives sans texte agréé, et la Norvège aurait suspendu une partie de ses contributions au PNUE. Un conseiller senior du processus INC y voit un signal politique sur le dysfonctionnement des négociations plutôt qu’une décision budgétaire, quand au PNUE, de son côté, dit faire confiance à la poursuite de l’engagement norvégien. Le président a indiqué qu’INC-5.4 se tiendrait probablement à Nairobi du 13 au 24 mars 2027, précédée d’une réunion des chefs de délégation à Nairobi du 30 juin au 3 juillet 2026.

Sur les marchés carbone, Singapour et les Philippines ont signé le 30 avril un accord de mise en œuvre au titre de l’article 6.2 — le premier accord bilatéral de crédits carbone des Philippines dans le cadre de l’Accord de Paris — en marge de l’ASEAN Climate Week à Manille.

Deux évolutions pointent vers un renforcement des exigences de responsabilité, dans la finance comme dans les tribunaux. À partir du 21 juin, les organismes chargés de l’examen externe des obligations vertes européennes devront s’enregistrer auprès de l’ESMA, mettant fin à dix-huit mois de régime transitoire. C’est la première fois qu’ils seront soumis à une supervision directe de l’UE et exposés à des sanctions formelles. Aux États-Unis, la Cour suprême est saisie de l’affaire Suncor c. Boulder County, avec des plaidoiries attendues en octobre 2026.

L’enjeu : déterminer si des collectivités locales peuvent poursuivre des compagnies pétrolières devant les juridictions d’État pour des dommages liés au climat — une question qui conditionne l’issue de dizaines de procédures similaires engagées à travers le pays. Les tribunaux californiens ont suspendu leurs procédures dans l’attente de la décision ; Hawaï a choisi de ne pas le faire.

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Au-delà du polymère : comprendre les additifs plastiques

Les plastiques ne se résument pas aux polymères : les additifs et traitements influencent fortement leur empreinte environnementale. Heath Logan, membre du comité scientifique de PFN, explique pourquoi des données détaillées sur le cycle de vie des textiles, chaussures et produits du quotidien sont essentielles pour mesurer correctement les impacts. De l’accompagnement des entreprises à la conception responsable jusqu’au soutien aux décideurs avec des informations exploitables, son travail montre que transparence et données détaillées sont clés pour réduire la pollution plastique et favoriser l’économie circulaire.

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